C’est à la justice de trancher : oui, mais …
Je lis à droite à gauche dans la blogosphère que maintenant que la municipalité d’Asnières a fait mettre en ligne son communiqué de presse concernant l’affaire Mayetic, « c’est à la justice de trancher », du fait sans doute que ledit communiqué stipule qu’une plainte a été déposée par le député-maire d’Asnières à mon encontre et à celle de Miguel Membrado (pour information, nous n’en avons aucune trace à ce jour).
Je suis entièrement d’accord sur « c’est à la justice de trancher », et ce d’autant plus qu’elle a déjà tranché par quatre fois, puisque par quatre fois la municipalité d’Asnières a été condamnée en première instance pour diffamation à l’encontre de mon association, de la Fondation Ostad Elahi et de l'avocat de la famille Elahi.
En outre, le directeur de cabinet du député-maire d’Asnières a été mis en examen et renvoyé en correctionnel après avoir faussement accusé un membre de mon association de quartier d’avoir tenté de le renverser avec sa voiture (dénonciation calomnieuse). Le procès aura lieu en 2006.
Donc, en fait, sur ce seul conflit m’opposant à la mairie d’Asnières, cela fait déjà cinq fois que la justice a protégé des asniérois, dont moi, de leur municipalité.
D’autre part, Mayetic, à travers son liquidateur, a porté plainte courant janvier 2006 contre Le Monde et contre France 3. Moi-même, en direct, j’ai porté plainte courant janvier 2006 contre Le Monde.
Donc, j’utilise bien la voie judiciaire, preuve s’il en fallait que je lui accorde le crédit qui lui revient.
En revanche, si pour profiter de la voie judiciaire je paye moi-même les frais y afférents (plusieurs milliers d’euros par procès, sans aucune garantie de se voir remboursé en cas de victoire, et beaucoup de temps personnel), la municipalité d’Asnières, pour profiter à sa manière de cette même voie judiciaire, dépense l’argent des contribuables et le temps de ses avocats.
Cela fait une première différence.
Ainsi à Asnières, être un contribuable qui fait de l’associatif qui déplaît à la mairie revient à payer ses impôts grâce auxquels on se fait ensuite diffamer et poursuivre par un avocat de la mairie. Se rajoute ensuite la taxe supplémentaire, à savoir les honoraires de son propre avocat.
Pour information, chaque envoi au fichier des électeurs (soit environ 40.000 personnes) d’un communiqué municipal diffamant coûte au moins 60k€, et il y en a eu déjà deux rien qu’à mon propos.
Après l’inégalité devant le facteur économique, joue aussi l’inégalité devant le facteur temps.
En effet, le recours à la justice que nous appelons tous de nos vœux est très long. Par exemple, les faits à la base des quatre plaintes pour diffamation et de celle de la dénonciation calomnieuse remontent à octobre-novembre 2003. Et les jugements en appel n’ont pas encore été prononcés. Et ensuite il y aura peut être cassation.
Or, pendant que le diffamé est socialement assassiné durant une longue période, le diffamateur lui pérore.
Cela fait une seconde différence.
Et cette durée peut en plus être multipliée à l’infini. Par exemple, j’ai été diffamé il y a plus de deux ans à travers mon association de quartier. Et bien depuis octobre dernier, je viens de l’être par les mêmes acteurs et sur la même thèse, mais cette fois-ci à travers Mayetic.
Voilà donc ma durée d’assassinat social doublée, et ce, malgré que mon premier procès ait au préalable été gagné en première instance et que les éléments contenus dans ce communiqué de la mairie soient mot pour mot ceux qui apparaissaient dans le communiqué de "la majorité municipale" de novembre 2003. Les mêmes extraits tronqués de livre, les mêmes argumentaires fallacieux etc.
Ainsi et pour conclure, oui, « c’est à la justice de trancher », mais si je suis définitivement déclaré vainqueur sur le plan légal et mort sur le plan social, à quoi bon ? Qu’elle en sera l’utilité et pour qui ?
Faut-il sinon que je quitte Asnières, voir la France, comme le directeur de cabinet du député-maire d’Asnières me l’a publiquement conseillé le 3 janvier dernier à force d’insultes et de menaces ?
Ou faut-il plutôt faire connaître au plus grand nombre et avec l’aide de ceux qui le voudront bien, tous les dessous de cette affaire, en parallèle de l’action judiciaire, afin que les citoyens que nous sommes puissent signifier leur refus d’assister à un recul supplémentaire de l’état de droit ?

C'est une vrai catastrophe economique et humaine.
c'est toujours dommage de voir mourir un editeur.
Rédigé par: Julien | 10 février 2006 at 23:30