L'empire contre-attaque (première séance)
En ce qui concerne le communiqué de presse que la mairie d’Asnières vient de faire publier en ligne, voici ci-après quels sont les réajustements de sa partie 1 qui s’imposent.
Au préalable, sachez que je suis très étonné de constater que la mairie d’Asnières dispose et diffuse des informations confidentielles sur une société privée, même si leur diffusion ne me gêne pas dans la mesure où cela peut contribuer à faire apparaître la vérité.
Il n’est en effet pas dans les usages qu’un fond d’investissement donne pareilles informations à une commune, et encore moins quand la société en question ne se situe pas sur son territoire et qu’elle est soumise à un tribunal de commerce autre que celui auquel est rattachée ladite commune.
Quoiqu’il en soit, j'ai maintenant la preuve que la mairie d’Asnières avait bien des contacts avec mes interlocuteurs de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
En ce qui concerne maintenant le contenu dudit communiqué.
Le 9 septembre 2005, et non pas le 8, lors de la réunion d’actionnaires, CDC n’a pas signifié aux fondateurs de Mayetic sa volonté de se désengager du capital social de cette dernière.
Non, la CDC leur a signifié qu’elle ne voulait pas remettre au pot seule, et à ce moment là, les fondateurs ont demandé à CDC si elle serait éventuellement prête à se désengager pour 1€ symbolique, afin de permettre à un autre investisseur de prendre le relais sans contrainte de valorisation si seule cette option demeurait.
Et là, la CDC n’a jamais répondu à cette question. Pas plus lors de cette réunion que dans les semaines qui ont suivi et au cours desquelles cette même question lui a été posée plusieurs fois par email.
Après cette réunion d’actionnaires, les fondateurs ont continué les discussions en cours depuis le début de l’été avec des investisseurs financiers français et américains, et entamé une nouvelle négociation avec France Telecom pour la distribution du produit mayetic en marque blanche, par France Telecom et Equant, en France, en Europe et au-delà (France Telecom distribuait déjà le produit en marque blanche depuis un an, mais sur un seul de ses marchés sur ses cinq potentiels).
Ainsi, la CDC a préféré rester dans le navire au cas où une fois encore les fondateurs trouveraient une solution, car pour information, la situation avait été très similaire six mois auparavant lorsque les mêmes interlocuteurs CDC avaient été convaincus d’investir 1 million d’Euros en obligations convertibles Mayetic, au côté de la société Mahindra-British Telecom (pour 1,1 million d’Euros).
Quant à dire que « l’investisseur perdait beaucoup d’argent. Mayetic sombrait : là est la réalité. Les faits sont indiscutables. Ni le Monde, ni le Maire d’Asnières n’en sont la cause. », de qui se moque-t-on ?
Est-ce que Mayetic ne faisait pas partie des quatre acteurs majeurs du collaboratif en France, aux côtés de Microsoft, IBM et EMC-Documentum ? Est-ce que son site web gratuit (chose unique sur ce marché) n’était pas un service public pour des milliers d’associations, d’ONG, de TPE, de PME, d’écoles, d’universités, etc. ?
Et depuis quand juge-t-on une start-up comme Mayetic sur son seul résultat d’exploitation ? Est-ce qu’une start-up est sensée être à l’équilibre d’exploitation en phase de décollage ? Dans ce cas, pourquoi diable alors avoir besoin d’investisseurs financiers ?
Et enfin et surtout, car c’est là le véritable fond du problème, est-ce que faire dire au Monde, à France 3 et à Canal+ ce qui a été dit sur Mayetic est bon pour son commerce et propice à l'aider à séduire des investisseurs financiers ?
Or, qui leur a suggéré de dire cela ? Pourquoi le directeur de cabinet du député-maire d’Asnières s"est-il publiquement vanté, le 3 janvier dernier, de m’avoir abattu grâce aux RG et à la DST ?
Qu’on me présente donc les brillants fonctionnaires des RG et de la DST qui revendiquent la paternité de ces allégations, afin qu’ils m’expliquent comment Mayetic a réussi l’exploit d’infiltrer l’Otan, la Gendarmerie Nationale et le Trésor Public !
Et quant à dire « au demeurant, aucun observateur sérieux de la vie économique et financière ne pourrait croire une seconde qu’un organisme aussi solide et réputé que la Caisse des Dépôts et Consignations se désengage d’un capital social sur la base de bruits et rumeurs », et bien justement, aucun observateur sérieux de la vie économique et financière ne pourrait croire une seconde qu’un investisseur normal se désengage d’une start-up ayant atteint dans son marché le niveau auquel Mayetic a accédé.
Pour information, CDC ne nous a plus jamais adressé la parole, par téléphone, email ou autre, à dater du 21/10/2005, c’est-à-dire à dater du jour même de la parution de l’article du Monde (en date du 22/10) diffamant Mayetic. Serait-ce « sur la base de bruits et rumeurs », serait-ce sur une recommandation de la Mairie d’Asnières qui semble disposer d’informations confidentielles que seule CDC aurait pu lui communiquer, ou serait-ce juste une coïncidence de plus ?
Celui ou ceux qui sont à l’origine de l’écriture des notes RG/DST et de leur médiatisation ont cherché à m’atteindre personnellement, et en faisant cela, Mayetic s’est vue dans l’impossibilité de pouvoir trouver une solution financière au moment même où une solution financière était vitale.
La thèse diffamante utilisée à l’encontre de Mayetic ressemble comme une goutte d’eau à celle officiellement utilisée par la majorité municipale d’Asnières contre mon association de quartier.
Ainsi, j’aurais été deux fois la cible et j’aurais été deux fois diffamé de la même manière. Ce pourrait-il que le criminel ne soit pas le même ?

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