Le 21 septembre 2003, un élu de l’opposition m’informe que lors du conseil municipal du 25 septembre, le député-maire a l’intention de faire voter une modification substantielle dans la ZAC Métro, à savoir le remplacement d’un immeuble de bureaux par un d’habitation, alors que le choix initial avait été le fruit d’une concertation passée avec des associations du quartier.
La veille du conseil municipal, j’arrive enfin à parler au député-maire pour lui signaler que le quartier ne souhaite pas cette modification, car d’une part les commerçants attendus auront besoin d’une clientèle d’employés de bureaux pour leur équation économique, et d’autre part parce que le quartier est déjà suffisamment dense par rapport notamment aux infrastructures scolaires : il me répond que tout est déjà signé avec le promoteur et qu’il va en outre supprimer les 20 % de logements sociaux de cet immeuble qu’il avait eu l’idée de mettre dans le programme pour faire initialement passer cette modification auprès des conseillers municipaux PS.
L'AZMétro demande alors au député-maire une concertation expresse, malgré ce vote. Cette concertation lui étant refusée à plusieurs reprises pendant le mois d’octobre, elle s'engage dans une campagne de communication par des tracts légalement distribués dans les boites aux lettres et dans les commerces, pour faire entendre sa voix. Ces tracts dénoncent le manque de concertation avec les habitants, la mauvaise gestion urbanistique et les déficits abyssaux des finances municipales.
Le 30 octobre 2003, l'un des membres de l'AZMétro est accusé par le directeur de cabinet du député-maire d’avoir tenté de le renverser avec sa voiture, et mis en garde à vue pendant 8 heures. Ce membre a été le témoin des pressions exercées via le commissaire principal sur les inspecteurs en charge de l’interroger, dans le but de lui faire avouer sa prétendue tentative d’assassinat. Il en a fait état au juge d’instruction. Depuis, l'affaire ayant abouti à un non lieu, Francis Pourbagher doit répondre à l'accusation de dénonciation calomnieuse et se voit mis en examen et renvoyé devant le tribunal correctionnel
A la même époque, l'opposition municipale renvoie quant à elle sur Manuel Aeschlimann la responsabilité d'avoir octroyé "en catimini" un permis de construire pour une "salle du royaume" aux Témoins de Jéhovah sur Asnières.
Début novembre 2003, de nombreux asniérois trouvent dans leurs boîtes aux lettres une lettre anonyme de 6 pages envoyée par courrier postal et accusant l’AZMétro d'être "une pseudo association de défense du quartier" créée par une secte et derrière laquelle celle-ci se cacherait.
Dans cette lettre, le président de l'AZMétro, certains de ses membres, des asniérois du quartier et même des non asniérois sont accusés d’être eux-mêmes membres ou de faire partie d’une secte qui dans le début des années 90 se faisait appeler "Logos" et qui maintenant serait devenue la "Fondation Ostad Elahi".
Or, c’est justement de « Logos » que Manuel Aeschlimann était accusé d'être le porte-parole via un tract anonyme paru pendant la campagne des cantonales de 1992 (Manuel Aeschlimann était alors le candidat des Verts).
Ce dernier avait répondu à ce tract par une lettre ouverte dans laquelle il disait : "[…] devant la campagne sale et odieuse qui vise actuellement à me déstabiliser en associant mon nom à celui d'une soi-disant secte, j'ai décidé de porter plainte en justice. […]. Tout cela n'est bien sûr que mensonge. Ce sont là des procédés scandaleux !".
Le 13 novembre 2003, la mairie d'Asnières envoie un courrier de 6 pages, signé « la majorité municipale », à l’ensemble des électeurs asniérois (soit environ 40.000 personnes), qui ressemble étrangement à la lettre anonyme d’il y a quelques jours. Cette lettre vaudra à la mairie d’Asnières d’être condamné deux fois pour diffamation par le TGI de Nanterre le 05/04/2005 et le 10/05/2005, suite aux plaintes déposées par l'AZMétro et la Fondation Ostad Elahi. La mairie a fait appel de ces deux jugements.
Le 3 décembre 2003, deux équipes de policiers de la BAC (brigade anti criminalité de la police nationale) interceptent en même temps et dans deux endroits différents de la ville, deux équipes de tracteurs membres de l'AZMétro, histoire de les intimider : à quelques mètres de l’une des équipes de policiers se trouve alors le directeur de cabinet du député-maire, son GSM collé à son oreille, surveillant de loin l’opération : faut-il se dire que les rues d’Asnières, sur le coup de minuit et sous la pluie d’octobre, sont l’endroit habituel pour y rencontrer un directeur de cabinet ?
Le 8 décembre 2003, le député-maire adresse une lettre à tous les députés accusant l'AZMétro et l'Association des Contribuables Asniérois (ADECA) d'être "le prolongement fictif de l'organisation Elahi".
Le 17 décembre 2003, Manuel Aeschlimann démarre le conseil municipal par un préambule de plus d’une heure, développant l’ensemble de ses accusations à l’encontre de l'AZMétro et de la Fondation Ostad Elahi. Il est ensuite pris à partie par l’opposition à propos du permis de construire qu’il a accordé en catimini aux Témoins de Jéhovah.
Des détails supplémentaires figurent dans la seconde partie du rapport d'activité de l'exercice 2003 de l'AZMétro .

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