On nous joue les prolongations
On s'en souvient, la mairie d'Asnières, à travers son maire-adjoint à la communication (Francis Delage), a été quatre fois condamnées pour diffamation par le Tribunal Correctionnel de Nanterre entre avril et septembre 2005, pour avoir rédigé et diffusé un communiqué (envoyé aux 40.000 électeurs) plus un tract (distribué sur les marchés) en novembre 2003, qui déroulaient la même thèse que celle étonnamment reprise en septembre 2005 par deux notes blanches de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), qui, par une « fuite organisée » dont seule la Place Beauvau semble en avoir le secret, se seraient finalement retrouvées sur le bureau de bon nombre de rédactions, pour y être enfin reprises par Le Monde, France 3 et Le Vrai Journal entre octobre et novembre 2005, associant pour la première fois Mayetic à ce Da Vinci Code asniérois, avec pour elle les conséquences désastreuses que l'on connaît.
Soit, deux condamnations pour diffamation à l’égard de la Fondation Ostad Elahi, une condamnation pour diffamation à l’égard de l'avocat de la famille Elahi et une condamnation pour diffamation à l’égard de l'association de quartier que je préside.
Sachant que la mairie d'Asnières aura initié en 2003 une thèse condamnée quatre fois par la justice en 2005, avant d'être néanmoins reprise par les RG (et soit disant la DST) puis par trois médias, il y aurait certainement de quoi se demander si la justice apporte une quelconque protection aux « simples citoyens à qui elle donne raison ».
On pourrait voir dans la répétition de cette thèse, trois des fameux principes de communication du Docteur Goebbels :
- « Plus le mensonge est énorme, plus les gens y croient »
- « Il faut se limiter à quelques points et les répéter encore et encore »
- « Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose »
La mairie d'Asnières ayant fait appel de ces jugements, l'avocat de la Fondation Ostad Elahi a demandé fin 2005 à la Cour d’Appel d'avoir accès aux notes des RG, dans le but que le débat judiciaire puisse porter sur leurs contenus.
En effet, « dans une véritable démocratie, à partir du moment où la manipulation policière est prouvée, on ne manque pas de faire diligenter une enquête pour en identifier les commanditaires » (propos de l'ancien juge Eric Halphen, rapportés dans Place Beauvau : La face cachée de la police - page 105)
La Cour d’Appel ayant, chose rare, accédé à une telle demande, elle a réclamé au gouvernement la « déclassification » des deux notes confidentielles des RG, et à la MIVILUDE un rapport d'enquête .
Ensuite, elle a reporté le jugement d'appel initialement prévu le 25 janvier 2006 et à ré-ouvert les débats pour le 28 mars.
La Cour d’Appel n'ayant toujours rien reçu ce 28 mars, ni du gouvernement ni de la MIVILUDE, elle a maintenant reporté les audiences au 25 octobre prochain, dans l’espoir d’avoir d’ici-là reçu les éléments demandés.

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