Le 11 février 2006, j'indiquais ici que le directeur de cabinet du député-maire d'Asnières était mis en examen et renvoyé devant le Tribunal Correctionnel, pour dénonciation calomnieuse portée le 30 octobre 2003 à l'encontre d'un membre de l'association de riverains que je préside.
Vendredi 26 mai 2006, l'audience publique correspondante s'est tenue devant la 15ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre.
Avant d'en venir plus précisément au déroulement de l’audience, je tiens tout particulièrement à préciser aux nombreux asniérois qui, comme moi, ont eu à subir les coups pendables, les insultes et les menaces du sieur Francis Pourbagher, que ce moment fut absolument mémorable.
Nous avons ainsi pu assister au spectacle rare d’un Francis Pourbagher bégayant, tentant de noyer par des discours dilatoires des questions pourtant précises et factuelles posées par ses juges. Ses pathétiques tentatives de flagorneries achevèrent d’édifier les magistrats sur la confiance que l’on peut accorder à ses propos.
Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que Francis Pourbagher s’est littéralement fait étriller par la cour qui n’a cessé, pendant plusieurs heures, de mettre au jour les innombrables contradictions et invraisemblances de ses propos passés et présents. Ce fut un grand moment de Justice qui restera gravé dans la mémoire de toutes les personnes présentes.
Trois médias ont assisté à l'intégralité de cette audience de trois heures, et rapporté l'évènement : l'AFP, Le Parisien et Libération.
Voici maintenant les tenants et aboutissants de cet épisode.
Le 29 octobre 2003, notre association de riverains distribuait, et ce depuis déjà quelques jours, des tracts apolitiques critiquant l'endettement de la ville et l'absence de concertation de la municipalité d'Asnières, sur des modifications profondes et unilatérales concernant les projets urbanistiques et immobiliers de notre quartier.
Les membres de l'association distribuaient lesdits tracts de trois manières : essentiellement dans les boites aux lettres, un petit peu de la main à la main dans les bistrots entre 18 et 20 heures, et à dose homéopathique par collage sur quelques panneaux d'affichage libre réservés notamment aux associations.
Il se trouve qu'à ce moment-là, se préparait la campagne électorale pour les cantonales, et que les affiches de la candidate UMP, Patricia Chavinier, recouvraient l'intégralité de tous les panneaux d'affichage libre de la ville.
Pour rappel, et comme un évènement récent nous l'a encore une fois prouvé, à Asnières, « panneaux d'affichage libre » signifie panneaux réservés à la propagande de la personne de Manuel Aeschlimann et des candidats UMP, « protégés » par les caméras de vidéo-surveillance de la ville, recollés en permanence par plusieurs employés municipaux, et sécurisés par la police nationale (et non pas municipale) sur simple appel téléphonique du sieur Pourbagher.
Ainsi, force est de constater qu'à Asnières, officieusement commune pilote de l'énigmatique « rupture » si chère à l'actuel chantre et patron de l'UMP, les panneaux d'affichages libres, la Police Nationale, les RG (cf. affaire Mayetic) et la DST (cf. affaire du DVD) sont potentiellement réservés à la défense des intérêts du maire.
Sans doute faut-il y voir là l'une des caractéristiques de la fameuse « rupture ».
Quoiqu'il en soit, ne sachant que faire pour endiguer le flot de tracts et ayant été probablement dûment avisé par l'un de ses indics, pilier d'un bistrot,
- d’une séance de distribution de tracts dans ledit bistrot,
- de l’heure approximative de ce crime de lèse-majesté,
- de l’immatriculation de la voiture des tracteurs impertinents,
Francis Pourbagher échafauda un brillant stratagème : porter plainte auprès de la Police Nationale présente à Asnières, en inventant de toutes pièces une fausse tentative d’homicide sur sa personne, au moyen d’une voiture portant ladite immatriculation, à proximité dudit bistrot et dans le créneau horaire dudit tractage. Rien de moins.
Et si cela devait aboutir à l'emprisonnement d’un innocent, en préventive voir au delà, et ainsi à sa destruction professionnelle et familiale, peu importe, pourvu que l’on brise dans leur élan toutes velléités citoyennes empêcheuses de bétonner en rond. Mission accomplie.
Ainsi, lorsqu’au cours de l'audience de vendredi, le procureur avance l'hypothèse d'une « instrumentalisation de la justice et des services d'enquête », il tape très certainement en plein dans le mille.
Rendez-vous le 22 juin prochain, pour la suite de ce feuilleton, le jugement en première instance.

J'étais également présent à cette audience de la 15eme chambre du Tribunal de Nanterre. Je confirme les commentaires de Bruno De Beauregard. Contradictions, hésitations, approximations, incohérences... Les souvenirs de Francis Pourbagher étaient beaucoup moins assuré à l'audience que ne l'était son maintien de sa plainte pour tentative d'homicide volontaire. Quand on a une aussi mauvaise mémoire, comment peut-on être aussi assuré du bien fondé de sa position ???
Quelques morceaux choisis:
Occupé à arracher une affiche, sur un trottoir protégé par des plôts (j'ai vérifié depuis), une voiture fait vrombir son moteur dans son dos (ce qui lui fait immédiatement craindre une agression...(???) Quelques secondes plus tard, Francis Pourbagher traverse la rue sans même regarder dans la direction de ce bruit menaçant.
-Commentaire du Juge N°1 : "Est-ce votre coté Nietschéen ?
-Commentaire du Juge N°2 (visiblement irrité par ses explications): "Avez vous vérifié, avant de traverser, si le petit bonhomme vert était allumé"
La voiture lui frôle le ventre avec son rétroviseur, il ne distingue que 2 passagers, alors qu'ils sont 3... Explication de Francis Pourbagher, il souffrirait d'une cataracte pigmentaire congénitale qui perturbe sa vision... Mais il relève le numéro d'immatriculation du véhicule sans coup férir (???).
Dans les secondes qui suivent son agression, son premier réflexe est d'appeler Manuel Aeschlimann (???), qui lui conseil d'appeler directement le commissaire (??? ), ce qu'il dit avoir fait... Le commissaire ne lui aurait pas demandé (???) le numéro d'immatriculation du véhicule et Francis Pourbagher n'aurait pas pensé à le lui transmettre (??????). Selon le juge, une identification précoce du véhicule aurait permis son interpellation dans les minutes suivant l'agression, et il est quasiment impossible qu'un commissaire contacté immédiatement après un tel incident n'ait pas cherché à obtenir un signalement précis du véhicule...
Tout au long de son interrogatoire le juge a émis des doutes très sérieux sur la crédibilité de la déposition de Francis Pourbagher...
Mais c'est bien connu le doute doit profiter à l'accusé...
Rédigé par: En passant... | 28 mai 2006 à 22:29
22 juin ? peut être une autre bonne nouvelle :-)
PS : comme j'ai proposé à Miguel, tu passes quand tu veux à casa ... pour boire le champagne ;-)
Rédigé par: ~laurent | 29 mai 2006 à 00:45
Volontiers :)
Rédigé par: Bruno de Beauregard | 29 mai 2006 à 00:49
The night of the fight, you may feel a slight sting. That's pride f*cking with you. F*ck pride. Pride only hurts, it never helps.
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Rédigé par: Auteur | 04 avril 2009 à 01:09
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Rédigé par: Asa | 04 avril 2009 à 01:10