Le 28 mai dernier, j'indiquais ici que lors de sa comparution devant la 15ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, le directeur de cabinet du député-maire d'Asnières, mis en examen pour dénonciation calomnieuse portée le 30 octobre 2003 à l'encontre d'un membre de l'association de riverains que je préside, avait passé un moment cauchemardesque pour lui, mais très réconfortant pour les démocrates dans l'âme.
Le verdict qui est tombé aujourd'hui, soit 32 mois après les faits, et qui est relaté par l'AFP, Le Parisien et Libération, est lui aussi réconfortant pour les démocrates dans l'âme, et notamment pour tous les asnièrois qui résistent, que ce soit au niveau associatif, politique ou du simple citoyen, pour voir Asnières enfin revenir dans le cadre de l'état de droit et de la république.
Et en rappelant que « dans une démocratie les lois sont faites pour être respectées par tous, que l’on s’en souvienne », le président de la 15ème chambre a parfaitement mis en évidence que la nature des instrumentalisations municipales, auxquelles on assiste dans les différentes affaires asniéroises, est largement au-dessus de la moyenne nationale des coups tordus.
Evidemment, les choses ne vont pas changer du jour au lendemain et il y a peu de chance de voir Manuel Aeschlimann virer pareil dircab, payé 6.000 € net par mois et disposant d'un logement social, et ce même s'il vient d'écoper d'une lourde condamnation en première instance .
En effet, Francis Pourbagher s'étant empressé d'annoncer qu'il allait faire appel, fort probablement et comme d'habitude aux frais du contribuable asnièrois, il bénéficie de la présomption d'innocence ...
Ainsi, pas encore tout à fait au fond de la seringue des nombreuses affaires asnièroises, Manuel Aeschlimann s'est condamné à une fuite en avant éperdue jusqu'en mai 2007, date où son protecteur sera président et lui ministre de l'Intérieur. Enfin, dans ses rêves ... :)
Il y a donc fort à parier que dans son esprit il lui faille tenir jusque là, en usant de toutes les « ficelles de 32 mois », à commencer pas sa « couverture de député », comme dans cette autre affaire, révélatrice du personnage.

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