Le 1er juillet 2006, l'hebdomadaire Marianne a publié un article disant très précisément ce que Miguel et moi écrivons de l'affaire Mayetic, et ce depuis mi-janvier 2005 sur nos blogs, suite à l'omerta de la presse qui, dans le meilleur des cas, trouvait notre thèse bien trop invraisemblable.
Ainsi, 252 jours après que le journal Le Monde ait jeté un fatal discrédit sur Mayetic, l'ironie du sort a voulu que ce soit Philippe Cohen, un journaliste qui connaît particulièrement bien le Monde et « sa face cachée », qui confirme notre thèse et qui la fasse passer de la blogosphère vers la presse traditionnelle.
C'est une première, et une grande.
Un grand merci donc à Marianne, à Philippe Cohen et à tous les bloggers qui nous ont soutenu depuis si longtemps.
Mais alors, que faire maintenant ?
Nous voilà en effet avec un député-maire, membre de la commission des lois de l'Assemblée Nationale, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP et maître de conférence à Sciences-Po Paris, méchamment soupçonné d'être coupable de choses qui défient l'imagination, avec ou sans le coup de pouce d'un candidat à la présidentielle qui veut nous faire croire qu'il incarne le modèle du renouveau des moeurs politiques, le tout dans l'intention d'écraser une simple association de quartier asnièroise, chose qu'en plus, il n'a même pas réussi à faire.
Il ne sera en effet parvenu qu'à diffamer une fondation parisienne reconnue d'utilité publique, ladite association ainsi que de nombreux citoyens asnièrois ou pas, en dépensant déjà et pour cela au moins 200.000 € de l'argent des contribuables asnièrois, et en faisant condamner quatre fois en première instance son maire-adjoint à la communication et une fois à 6 mois de prison avec sursis son directeur de cabinet.
Finalement, son seul succès définitif aura été le torpillage par medias interposés d'une entreprise de 23 salariés, leader français de son domaine, avec pour conséquences notoires :
- La mise au chômage de 23 citoyens français et le chamboulement d'autant de familles
- La mise dans un grand embarras des 250.000 utilisateurs du seul site gratuit d'espaces de travail collaboratif dans le monde
- La mise dans un grand embarras des 50 clients grands comptes qui avaient dépensé pas mal d'argent dans leur solution dédiée
- Une perte sèche pour les créanciers publics et privés qui ne seront jamais indemnisés
- Une perte sèche pour l'Etat français des 4,3 m€ qu'il avait investis dans Mayetic en capital-risque
Que va-t-il se passer maintenant ?
Le glas va-t'il enfin sonner pour pareil personnage qui a tant coûté à la collectivité et à certains citoyens ?
Et bien je parie que non.
Nicolas Sarkozy va le garder à l'UMP, l'UMP va lui renouveller ses investitures pour les prochaines élections législatives et municipales, ses collègues UMP vont continuer à chanter en coeurs que c'est à la justice de trancher, et la justice va lui courrir après jusqu'à la cour de cassation, le temps que les échéances électorales passent, ce qui ne lui coûtera pas un radis à lui, mais encore beaucoup aux contribuables asnièrois et encore plus à Miguel et moi.
En attendant que la justice tranche, dans une démocratie moderne à état de droit, il aurait immédiatement été viré de son parti, Sciences-Po aurait oublié de lui renouveller son contrat de maître de conférence pour l'année 2006-2007, il aurait été contraint de démissionner de tous ses mandats électifs, tout comme sa femme, et tous ses complices présumés seraient mis sur le grill avec lui.
Mais voilà, d'amnisties fétides en impunités de fait, les « élus voyous » ont bel et bien fait main basse sur la patrie des droits de l'homme, et ce parce que ses citoyens sont trop longtemps demeurés passifs.

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