Le 28 juin dernier, je mentionnais ici la très curieuse demande du très curieux député-maire d'Asnières à être mis en examen.
Il y a en effet fort à parier que pareille demande doit constituer une première dans notre belle République, ses élus voyous nous ayant plutôt habitués à tout faire pour y échapper, quitte parfois à s'expatrier dans quelque île ou état sulfureux.
Suite à cela, mais seulement le 1er septembre dernier, les asniérois ont appris par voie de presse qu'aussitôt demandé, soit fin juin, la justice insultée mais pas rancunière a bel et bien mis en examen le soi-disant demandeur, et ce pour rien de moins que de la « complicité de favoritisme dans l'attribution d'un marché public ».
200.000 € d'argent public concédés à quelques connaissances pour une opération de communication seraient en effet du genre injustifiables par l'élu d'alors en charge de la communication ...
Une question aiguë se pose alors.
Comment se fait-il que ce député-maire, communicateur à outrance et sans vergogne, n'en ait pas informé ses électeurs, et ce entre fin juin et le 1er septembre ?
En effet, lui qui juge utile d'envoyer des lettres diffamatoires (et jugées comme telle en première instance) à tous les électeurs asniérois (soit 40.000 exemplaires) pour dénoncer des sectes qui n'existent pas ne trouverait donc pas opportun de les informer de sa demande entendue par la méchante justice qui n'aime pourtant pas les élus, ou en tout cas certains d'entre eux, et en particulier lui ?
Lui qui encombre illégalement et manu militari (oups, un jeu de mots...) chaque centimètre carré des 34 panneaux d'affichages libres de la ville aurait-il pris de si longues vacances au point de ne même pas faire coller la moindre petite affichette dans la rue la plus reculée de la commune ?
Tout le monde comprendra que du fait du désormais célèbre sport local, l'évidente réponse à pareille question ne pourrait être donnée sur cet humble blog, car je paye moi-même mes avocats, et ces derniers ont déjà fort à faire avec la municipalité d'Asnières et son aréopage.
Cela étant, que n'apprend-on pas maintenant encore, qui soit comme à l'accoutumée à dormir debout.
Le directeur de cabinet et assistant parlementaire du député-maire d'Asnières vient d'être viré, et même sèchement.
Pour rappel, il s'agît du directeur de cabinet le plus célèbre de France et d'Iran, et sans l'ombre d'un doute le plus honni des asniérois.
Or, les raisons de ce divorce contre nature données au Parisien par Manuel Aeschlimann sont les suivantes :
- « Le courant ne passait plus. Les élus de la majorité se plaignent de relations de plus en plus difficiles. La plupart des adjoints me disent : « On ne veut plus travailler avec lui. »
- « J'ai considéré longtemps qu'il était efficace dans ces différentes missions. Mais j'ai passé beaucoup de temps à recoller les morceaux. Aujourd'hui, j'ai d'autres choses à faire. Ça me peine à titre personnel, mais il ne pouvait pas rester. »
- « On peut se dire des choses en tête à tête, mais devant les Asniérois il y a des limites. »
- « Je ne suis pas le maître d'école qui siffle la fin de la récré. »
Face à pareille justification d'éjection sommaire, tous ceux qui connaissent bien la vie asniéroise ont sans doute tout comme moi un large sourire aux lèvres, car ils savent pertinemment qu'il ne sera pas tenable de vouloir faire porter la responsabilité de tout ce qui est en train de remonter à la surface au seul exécuteur des basses besognes, tout viré qu'il soit.
Nul n'a en effet jamais vu courir jambes sans tête.

Monsieur de Beauregard, n'oublie pas qu'Asnières est le laboratoire des idées de Monsieur Sarkozy. Ce qui s'y déroule défie les lois de la physique républicaine.
Monsieur Aeschlimann aurait ainsi déclaré hier à Monsieur Pietrasanta (conseiller régional socialiste) que Francis Pourbagher était toujours son directeur de cabinet.
Si tu savais, Monsieur de Beauregard, c'est dur de vivre dans un tel climat de non-dit, d'attaques et de désinformation. On ne fait pas mieux à Guantanamo pour pousser les détenus à sombrer dans la folie.
Rédigé par: Pas si vite | 22 septembre 2006 à 09:57
On vient en effet de me rapporter que Francis Pourbagher serait encore "personne à supporter jusqu'à la fin du mois" ...
Quant au dur climat Guantanamesque, je le connais que trop bien :)
Rédigé par: Bruno de Beauregard | 22 septembre 2006 à 10:22
The night of the fight, you may feel a slight sting. That's pride f*cking with you. F*ck pride. Pride only hurts, it never helps.
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Rédigé par: Rick | 05 avril 2009 à 02:57