Le bal des complices
Les allégations diffamatoires et sans preuves à la clé lancées par la lettre anonyme de novembre 2003, dont toute personne qui n'est pas née de la dernière pluie sait qui l'a écrite et postée aux asniérois, viennent maintenant d'être reprises par la Miviludes !!!
En effet, son rapport de seulement 8 pages et consternant de stupidités est 100 % à charge et absolument vide de tout commencement de début de preuve.
Or, la Miviludes aura néanmoins fait patienter 9 mois la Cour d'Appel de Versailles pour accoucher de pareille monument de désinformation supplémentaire, pour le livrer à quelques jours de l'audience d'appel du 25 octobre prochain ...
Pour rappel, les mêmes allégations ahurissantes et sans l'ombre d'une preuve auront été également communiquées au fichier électoral asniérois (40.000 personnes) en novembre 2003, et ce aux frais du contribuable asniérois (au moins 60.000 Euros) et sur papier à entête de la mairie d'Asnières, ce qui aura valu au maire-adjoint délégué à la communication de se faire condamner quatre fois pour diffamation en première instance, en bon lampion de service de Manuel Aeschlimann qu'il fut.
Et juste après la quatrième de ces condamnations, lesdites allégations, toujours sans l'ombre d'un fait ou d'une preuve, auront fait l'objet d'au moins trois notes blanches RG et d'une DST, prouvant s'il le fallait que les RG et la DST ont sur ce coup là été appelés à la rescousse, en bonne police politique qu'ils sont visiblement quant on les siffle de l'UMP-Sarko.
Et enfin, Le Monde, France 3 et Le Vrai Journal se seront fait en octobre-novembre 2005 les perroquets de ces notes RG et DST pourtant à l'évidence scabreuses, valant à chacun d'entres-eux d'être maintenant poursuivis pour diffamation à leur tour.
Ainsi, les RG, la DST, Le Monde, France 3, Le Vrai Journal et maintenant la Miviludes se seront pervertis jusqu'à la moelle pour couvrir Manuel Aeschlimann.
Mais pourquoi faire tout ça pour un député-maire ? Est-ce parce qu'il est le copain de Nicolas et qu'il n'est pas question que les manières de faire de la maison UMP-Sarko apparaissent au grand jour, surtout par temps électoraux ?
En ce qui concerne Le Monde, son journaliste Gérard Davet laisse lui-même penser qu'il a agi et continue d'agir sur commande.
Son ahurissante réplique d'hier, consécutive dans l'instant à la sortie du rapport de la Miviludes tout aussi ahurissant et à son offre de preuve qui n'en contient aucune dans le procès qui m'oppose au Monde, constituent en effet un tir groupé qui semble guère pouvoir relever d'un simple hasard de calendrier.
Quoiqu'il en soit, tant qu'on ne se situe qu'au niveau des médias, nous ne sommes pas encore au sommet de l'échelle de Richter, car si des medias disent n'importe quoi et roulent pour Pierre, Paul ou Nicolas, cela n'étonne désormais plus que les ingénus, surtout en France où être condamné pour diffamation ne coûte à un journal que trois Euros et six Sous, alors que cela lui fait beaucoup vendre en revanche.
Par contre, en matière d'Etat de droit, les RG, la DST et la Miviludes nous amènent quant à eux dans le très grave.
En effet, reprenons :
Les RG et la DST dépendent du ministère de l'Intérieur, lequel dépend de qui on sait
Or, qu'en est-il de cette désormais fameuse Miviludes, dans les jupes de laquelle Manuel Aeschlimann se drape depuis fin 2003, et qui n'est pas rancunière puisqu'elle ne lui a curieusement jamais reproché d'avoir consenti la même année et en catimini un permis de construire aux Témoins de Jéhovah, pourtant eux répertoriés pour de vrai comme une secte très dangereuse, et ce par l'Assemblée Nationale à laquelle appartient Manuel Aeschlimann ?
Voici ici ce que Wikipedia nous dit de cette Miviludes, qui on le sait dorénavant, écrit elle aussi sur commande de qui on sait, tout comme les RG et la DST :
« Sous le gouvernement de Dominique de Villepin (2005), un certain nombre de participants de la MIVILUDES ont été écartés et remplacés. Des rumeurs attribuent ce changement à l'influence du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy et certains commentateurs ont soulevé la polémique selon laquelle une telle décision consisterait à ne pas considérer les groupes sectaires comme des menaces véritables. »
Tiens tiens ...
D'ailleurs, le patron de la Miviludes qui légitime ce rapport digne des pieds nickelés par un «Je n'ai pas cherché à faire plaisir ou de la peine à personne, mais si on peut éclairer la justice et les médias», plutôt que par un audit professionel et sérieusement étayé comme on est en droit de s'y attendre, s'avère être en outre un préfet.
Or les préfets, ils dépendent de qui ceux là aussi ?
Ainsi donc, comme tout s'éclaire maintenant, et comme pour une fois Brice Hortefeux a raison quand dans l'un de ses commentaires du genre, « ciel, je découvre l'affaire ! », il qualifie tout cela de possible affaire d'état ?
A l'évidence, nous y nageons effectivement en plein, sauf à ce que notre belle République ne soit que bananière, ce qui vu les faits évoqués pourrait raisonnablement être envisagé.

Bruno,
L'article que tu as rédigé me semble pertinent sur bien des points. Ceci dit, je me permettrais deux observations, une de forme, et l'autre de fond:
- sur la forme, je corrigerais la phrase suivante: " Ainsi, les RG, la DST, Le Monde, France 3, Le Vrai Journal et maintenant la Miviludes se seront pervertis jusqu'à la moelle pour couvrir Manuel Aeschlimann" en replaçant les mots "se sont pervertis" par l'expression à mon sens plus adéquate "ont été pervertis", comme il ressort de la lettre du 19 juillet 2006 signée par Nicolas Sarkozy lui-même et adressée au Président de la Cour d'Appel de Versailles.
- sur le fond: tu écris que la MIVILUDES a rendu après 11 mois de "travail" un rapport de 8 pages sans document joint. Du point de vue du droit français et européen, il y a pire: la MIVILUDES signe un texte de 8 pages sans apporter le plus petit début de preuve sur ce qu'elle sous-entend, prétend, laisse croire ou affirme.
Je rappelle que cette Mission a, dans un temps antérieur et quand Nicolas Sarkozy n'était pas cité ou touché, directement ou indirectement, rendu des Rapports clairs, transparents, circonstanciés, documentés, précis, parfaitement renseignés.
C'est à ma connaissance la première fois de son histoire que cette Mission rend un tel Rapport sans rien de ce qu'elle avait coutume d'y annexer comme sources documentaire et d'informations, en application des textes français et européens en la matière, c'est à dire l'obligation pour toute structure publique de l'Etat d'énoncer les preuves rassemblées et joindre les éléments probants, indiscutables et avérés qui avaient fondé ces avis.
La MIVILUDES a rompu ci avec sa propre histoire et ses traditions encadrées par la loi.
Selon mon avis, la MIVILUDES s'est laissée, dans ce Rapport, "mener en bateau", en abdiquant ses habitudes de sérieux attentif, de pondération minutieuse et de vérification sourcilleuse des documents sur lesquels elle s'appuie depuis sa création.
Tout porte à croire que son Rapport ne sera qu'une péripétie aggravante dans la naissance en cours d'une affaire d'Etat qui prend son envol et va causer de lourds dégâts dans l'appareil de cet Etat.
Avec ce Rapport de 8 pages, la MIVILUDES ouvre de plus la porte à des critiques en profondeur des vraies sectes qui vont pouvoir se régaler d'un tel manquement élémentaire aux usages de la Mission, dénoncer ses manquements à ses propres règles et à ses propres obligations.
Finalement, la MIVILUDES s'est elle-même affaiblie et décrédibilisée par la production de ce document sans bases documentaires fournies. On s'en apercevra vite très bientôt.
Je crains que Monsieur ROULET, son président, ait commis là une erreur politique majeure dont il ne mesure pas encore toutes les conséquences à venir.
Certes, il a ainsi négligé, voire, selon les avis, bafoué les règles fondant la MIVILUDES, mais il a surtout nui gravement aux valeurs et aux principes de l'Etat de droit, donc à la République; selon mon avis de citoyen libre d'un pays libre.
Pour conclure, je serais le Président de la Cour d'Appel de Versailles, juriste émérite, je demanderais à Monsieur ROULET les pièces qu'il a étudiées ces 11 derniers mois et qui ont généré le Rapport présenté à la Justice.
Les avocats des parties plaignantes ne peuvent-ils pas aussi EXIGER communication de ces documents OBLIGATOIRES pour bâtir un Rapport administratif au nom de l'Etat, en application des textes ayant créé le droit d'accès aux documents administratifs (lois n°s 78-753 du 17 juillet 1978 et 79-587 du 11 juillet 1979)?
Cette démarche permettrait de savoir sur quoi la MIVILUDES a pu prendre appui pour se forger son "opinion". Et d'éventuellement provoquer un vrai débat contradictoire, comme cela est la règle dans un Etat de droit, membre de l'Union européenne.
En même temps, ne peuvent-ils pas exiger du Ministre qui a signé la lettre du 19 juillet 2006 qu'il dépose plainte contre X et Manuel Aeschlimann pour la "Note" de la DCRG dont Monsieur le Ministre écrit qu'elle n'existe pas dans ce service sous son autorité et pour le délit de diffusion publique d'une "Note" de la DST classée ezt donc couverte par la notion du "Confidentiel-défense"?
L'objectif est clair: faire éclater la vérité sur toute cette affaire qui touche aux fondements de la République française.
Rédigé par: Yzokras | 06 octobre 2006 at 15:36
Bruno,
Mon dernier billet, bien que je n'écrive plus depuis quelques mois, vous est dédié. :)
José
Rédigé par: José@La e-Cité | 06 octobre 2006 at 21:06
Yzokras : d'après le Parisien (http://www.asnierois.org/fw/html/modules.php?name=News&file=article&sid=669), le rapport fait 400 pages. le document en question n'en est donc qu'une partie.
Rédigé par: lionel | 15 octobre 2006 at 21:44
@Lionel
S'il y avait vraiment un rapport de 400 pages, ne penses tu pas que les juges de la Cour d'Appel de Versailles, à la demande desquels ledit rapport de la Miviludes a été réalisé, en auraient connaissance ?
Et dans ce cas, ne penses tu pas que nos avocats en auraient aussi connaissance, et donc nous par la même occasion ?
Le rapport de la Miviludes se limite à un 8 pages qui n'est qu'un ramassis d'allégations diffamatoires et sans preuve, une fois encore, et qui comme par hasard se promène chez des journalistes et maintenant dans la blogosphère, une fois encore, putôt que de rester dans les seules mains "autorisées" par la loi.
Donc mêmes allégations et mêmes méthodes.
Se pourrait-il que la source et l'objectif ne soient pas les mêmes ?
Les RG et la DST ont bien écrit sur commande. Et bien maintenant on a la preuve que la Miviludes fait pareil.
Cette affaire aura au moins eu le mérite de signaler la présence de métastases dans trois services de l'Etat, qui curieusement dépendent officiellement ou officieusement de la Place Beauvau.
Rédigé par: Bruno de Beauregard | 15 octobre 2006 at 22:35